Histoire (Autre fait marquant)
Les Espagnols de la Division Leclerc
entrent les premiers dans Paris
Dix mille des Espagnols enfermés dans les camps du Sud-Ouest sont invités à s’engager dans la Légion étrangère à partir de mars 1939. Ce recrutement mercenaire soulève des débats. Selon les démocrates, on aurait dû reconnaître les titres et les états de service des soldats espagnols prêts à se sacrifier pour la France en leur ménageant une place plus convenable dans les troupes.
A partir de 1941, ces régiments de marche de la Légion étrangère se convertissent en Forces françaises libres et livrent des combats en Afrique du Nord et au Proche-Orient. Leur parcours relève de l’épopée. Ainsi certains, partis de Perpignan, se retrouvent dans la 2e division blindée (2e DB) commandée par le général Leclerc, dont le 3e bataillon est dirigé par le lieutenant-colonel Putz (ancien des Brigades Internationales) et dont la 9e compagnie, connue sous le nom de “la Nueve”, est composée d’Espagnols : on y parle d’ailleurs quasi-exclusivement le castillan.
On confie à cette 9e compagnie la mission de secourir et d’appuyer l’insurrection parisienne d’août 1944. Symboles aujourd’hui oubliés, ce sont des chars baptisés du nom de villes espagnoles, significatives de victoires ou de désastres durant la Guerre Civile, qui pénètrent les premiers dans Paris : “Guadalajara”, “Madrid”, “Guernica”, “Belchite” et “Brunete”. L’un d’eux élève le drapeau de la France sur le toit de la Mairie de Paris. La course de “la Nueve” s’achèvera au nid d’aigle de Hitler à Berchtesgaden.
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